«On est comme en compétition tout le temps» : les signaux d’alerte d’une santé mentale adolescente sous pression

Des manifestants à Nantes, dans le cadre d’une journée nationale de manifestations et de blocages pour demander de meilleures conditions scolaires en France, le 8 octobre 2026. Stephane Mahe / REUTERS
Des manifestants à Nantes, dans le cadre d’une journée nationale de manifestations et de blocages pour demander de meilleures conditions scolaires en France, le 8 octobre 2026. Stephane Mahe / REUTERS

Selon l’étude Mentalo, menée par l’Inserm, la scolarité et les usages numériques pèsent désormais lourdement sur le bien-être des jeunes, en particulier des filles.

La colère lycéenne qui s’est exprimée ces dernières semaines, parfois avec violence, a surpris par son intensité. Pour certains enseignants, elle pourrait traduire une anxiété plus profonde, longtemps contenue, qui trouve aujourd’hui un exutoire collectif. Ces tensions résonnent avec les résultats de Mentalo, une étude menée depuis 2024 par une équipe de l’Inserm et de l’Université Paris Cité auprès de plus de 20.000 jeunes âgés de 11 à 24 ans. Régulièrement interrogés sur leur humeur, leurs préoccupations et leur bien-être, ils permettent aux chercheurs de suivre au fil du temps les évolutions de leur santé mentale. Après deux ans de suivi, le constat demeure préoccupant : seule la moitié des jeunes déclarent se sentir bien mentalement et près d’un tiers présente un risque de détresse anxio-dépressive modérée à sévère. Les filles sont particulièrement vulnérables.

L’âge du lycée apparaît comme un véritable moment de bascule. Alors que près de deux tiers des collégiens déclarent aller…

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