Blocus des lycées : comment la pression scolaire alimente le mal-être chez les jeunes
Une vaste étude sur la santé mentale des jeunes apporte un éclairage précieux, alors que des milliers de lycéens manifestent et critiquent l’outil de sélection Parcoursup. La pression scolaire figure parmi les facteurs qui impactent leur santé, montre l’étude Mentalo de l’Inserm.

Les jeunes sont-ils exposés à une trop forte pression scolaire ? Certainement, répond l’étude Mentalo qui sonde le bien-être mental des jeunes de 11 à 24 ans.
Soutenu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale, ce « thermomètre » de la santé mentale des jeunes offre un décryptage précieux de leur état, alors qu’ils sont des milliers à descendre dans la rue pour réclamer des moyens pour étudier dans de meilleures conditions, mais aussi critiquer l’outil Parcoursup.
Comment vont les jeunes ? La moitié dit aller bien mentalement, davantage les garçons (60 %), que les filles (40 %), selon cette étude menée depuis deux ans par une équipe de recherche de l’Inserm et de l’université Paris-Cité auprès de 20 000 jeunes. « Mais plus ils avancent en âge, moins ils expriment un bien-être mental, souligne Karine Chevreul, médecin en santé publique, directrice de l’étude Mentalo et directrice de l’unité Évaluation et recherche en services et politiques en santé pour les populations vulnérables (Eceve).
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