Santé mentale : neuf jeunes sur dix ressentent une forte pression à la réussite scolaire, selon une étude
À l’heure de la mobilisation lycéenne, les résultats d’une vaste étude annuelle sont édifiants. Parcoursup est fortement mis en cause. Les filles sont particulièrement exposées au risque de «détresse psychologique».

Neuf jeunes sur dix ressentent une pression à la réussite scolaire pouvant conduire à une vraie détresse psychologique. L’étude Mentalo menée depuis 2024 par des chercheurs de l’Inserm et l’Université Paris-Cité, montre que la pression scolaire et Parcoursup, un poids croissant sur la santé mentale des jeunes.
20 000 jeunes âgés de 11 à 24 ans ont été sondés via une application. Ils répondent à des questionnaires sur leur santé mentale, mais aussi leur relation avec leurs parents, leur rapport à la scolarité. Des réponses qui vont ensuite permettre aux chercheurs de mieux analyser leurs comportements. Parcoursup arrive en tête des préoccupations pour les lycéens, indique Karine Chevreul, professeure de santé publique à l’Université Paris-Cité et directrice Inserm pour cette étude.
Les filles vont deux fois moins bien que les garçons
Les filles sont encore plus angoissées que les garçons par cette plateforme. Et parfois, cette angoisse démarre même avant le lycée explique Karine Chevreul. « Cette dégradation arrive plus tôt, on voit que les collégiennes commencent à déclarer à aller un petit peu moins bien et on veut vraiment que ce soit reconnu comme un point d’alerte. »
Publiés jeudi 8 octobre, ces travaux explorent deux axes : le ressenti psychique (du bien-être au mal-être) et, au plan médical, la présence d’un trouble psychique. Il en ressort depuis 2024, que seul un jeune sur deux dit « se sentir bien mentalement » et que les filles vont deux fois moins bien que les garçons, en particulier au lycée et de plus en plus au collège aussi.